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Mars 1990

Jeudi 1er mars

Rencontre des prêtres du Prado à Damas. Ils viennent de Syrie, du Liban et de Jordanie. Le P. Jean Jamous, d'Alep, nous assure avoir vu l'huile couler d'une image de Notre-Dame de Soufanieh. Elle a rempli les trois quarts d'un verre ordinaire.

Cela s'est produit dans la maison de la sœur du P. Émile Assouad, syriaque-catholique, le samedi 24 février 1990 à Alep.

Lundi 5 mars

J'arrive aujourd'hui à Alep. Je rends visite à la sœur du P. Émile Assouad et je vois l'huile couvrir toute la face de l'image. J'apprends que beaucoup viennent prier.

Comme je dois prêcher le Carême dans deux semaines à Alep, on me demande de donner une conférence sur la spiritualité de Soufanieh aux Foyers Notre-Dame.

Vendredi 11 mars

Le soir, je fais à Alep deux causeries sur Soufanieh, l'une dans l'église de la paroisse de Jabrié, à 18 heures 30, l'autre dans l'église Saint-Georges à 20 heures 30.

Lundi 19 mars

J'arrive le matin à Lattakié. Le P. Jihad Nassif, curé maronite, me demande, pour le soir même, une causerie sur Soufanieh. Je n'hésite pas.

La salle est quasiment pleine. Mgr Harika, l'ancien curé qui a cinquante ans de présence ininterrompue à Lattakié, suit presque tout l'exposé. De nombreuses images de Notre-Dame de Soufanieh sont distribuées. Je leur promets pour plus tard les livrets des messages.

Mardi 20 mars

Le soir, je fais une causerie sur Soufanieh dans l'église latine. On me demande des images et des livrets. Je promets d'en envoyer.

Vendredi 23 mars

Je rends visite à Damas à Sa Sainteté le patriarche syriaque-orthodoxe. Je lui raconte ce qui m'est arrivé lors de la conférence que j'ai donnée à Alep, dans l'église Saint-Georges. Quelqu'un m'a interrogé sur la position de l'autorité ecclésiastique par rapport à Soufanieh. Il a même précisé qu'il aimerait connaître, plus particulièrement, celle du patriarche Zakka. Je dis à Sa Sainteté que j'ai répondu par l'anecdote qu'il m'a lui-même racontée, quand il avait été invité chez un notable de sa communauté et que l'on avait férocement attaqué Soufanieh. Le patriarche m'avait assuré leur avoir répondu par ces mots :

- Vous avez parfaitement raison dans tout ce que vous dites. En effet, quand Jésus vint, ce furent les notables et les grands-prêtres qui s'opposèrent à lui et qui finirent par le tuer. Mes enfants, au lieu d'attaquer Soufanieh, vous feriez mieux d'aller y prier. Le Seigneur est à l'œuvre dans cette maison.

J'ai répondu à mon interlocuteur par cette même anecdote. Cependant, en la racontant, j'ai ressenti une certaine gêne, due à la crainte de causer au patriarche quelque ennui.

A Damas, je lui présente mes excuses. Le patriarche sourit alors et me dit:

- Père Élias, celui qui t'a posé la question à la fin de la conférence est venu le lendemain même s'assurer auprès de moi de l'authenticité de l'anecdote. Je la lui ai confirmée et l'ai invité à aller prier à Soufanieh.

Puis le patriarche ajoute -

- Père Élias, poursuis ta route et n'aie pas peur. Le Seigneur est avec toi.

Samedi 24 mars

Septième anniversaire de la cinquième apparition de la Sainte Vierge à Myrna et de son appel pressant à l'Unité. Ce soir, nous célébrons la prière commune sur la terrasse. L'émotion saisit tout le monde. Les yeux sont braqués sur la statue de Marie.

A la fin de la prière, subitement, l'huile couvre les deux mains de Myrna. L'émotion monte encore. Certaines personnes ne peuvent retenir leurs larmes. Quant à Myrna, elle garde un calme parfait, comme si la chose ne la concernait pas.

Puis, tout le monde descend dans le patio, où la prière reprend de plus belle devant l'Icône miraculeuse. Peu après, l'huile couvre à nouveau les mains de Myrna. L'émotion est à son comble.

Dimanche 25 mars

Le soir, je rends visite à Riad Iskandar Daoud, arrivé le matin même du Canada. Il m'apporte une lettre de mon ami Roger Kahil et un paquet d'images splendides de Notre-Dame de Soufanieh, imprimées à Montréal. Riad m'exprime l'impression très positive qu'a faite sur lui et sur les gens autour de lui l'émission à la télévision canadienne du film d'André Rostworowsky sur Soufanieh.

Le même soir, je fais la connaissance d'un autre émigré Syrien, récemment arrivé du Canada. Il me parle de la Sainte Vierge avec l'accent d'un saint. Il m'exprime son désir profond de visiter Soufanieh. Nous prenons rendez-vous pour demain.

Je reçois aujourd'hui une lettre du P. Pierre Duprey, de Rome, datée du 12 février 1990. Il y dit à propos de Soufanieh :

«J'ai lu avec intérêt le livre que tu m'as offert sur Soufanieh. L'important, c'est d'annoncer le Seigneur et de nous reconnaître de plus en plus dépendants dans une prière d'adoration, de louange et de supplication>

Le livre auquel le P. Duprey fait allusion est celui de Christian Ravaz.

Vendredi 30 mars

Le soir, le jeune Raëf Fallouh me raconte qu'il a accompagné Myrna et Mme Faten Saad, à Safita - village situé à 230 kms au nord-ouest de Damas. Myrna a été sollicitée pour prier auprès d'une jeune maman atteinte d'un cancer. Au moment de la prière, l'huile a coulé abondamment de ses mains, en présence d'un grand nombre de gens. Elle aurait voulu rentrer aussitôt. La famille ne lui a pas permis de quitter la maison avant d'avoir pris le déjeuner.