Père Michel Saydé...
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu - Chapitre 18
À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. »
Telle fût la vie de père Michel Saydé.
Un dévot inconditionnel de la Vierge Marie. Sa prière qui s'élevait du fond de son cœur était tellement intense qu'elle s'accompagnait d'émotion et même de larmes.
Pour faire face aux problèmes ou aux défis, il avait pour seule arme le Chapelet et le Rosaire.
Un homme de parole. Sa promesse envers Notre-Dame-de-Soufanieh était : “Tant que je suis en vie et que Dieu me donne la force, je serais à Ton service et je te ferais connaître”
Effectivement, depuis 1993, tous les dimanches, il n’a jamais manqué de rassembler autour de lui des gens de toutes les communautés - orientales ou latines - pour prier Jésus et Marie, avec la grande famille de Notre-Dame de Soufanieh à Montréal.
Sa prière englobait le monde entier, en particulier le Moyen-Orient, car dans un de ses messages, la Vierge nous demandait de prier « surtout pour la paix en Orient, car disait-Elle, vous êtes tous frères dans le Christ ». Il se plaisait à nous dire que même si Jésus n’écoutait pas nos prières, il était possible de le contourner et de se plaindre à Sa Mère ! S’adressant à la Vierge, il Lui disait : « Tu es orientale, regarde ce qui se passe en Orient, tu es de l’Orient, fais quelque chose pour le sauver... »
Annuellement, lors du mois de mai consacré à la Vierge Marie, Sa mission consistait à la faire connaître en visitant les familles pour prier le chapelet et méditer les messages de Notre-Dame de Soufanieh dans lesquelles la Vierge disait « je visiterais les maisons davantage » .
Père Michel n’était pas seulement un père, mais aussi un grand-père qui laissait venir à lui les enfants, il leur parlait tendrement de Jésus et de Sa Maman, et les enfants l’aimaient tel leur grand-père et se plaisaient à l'entourer.
C'était un ardent défenseur des Messages de Notre-Dame de Soufanieh car il a vu et touché des signes de Dieu à travers l’exsudation d’huile des reproductions de l’Icône de Notre-Dame de Kazan, et des mains de la messagère de Notre-Dame de Soufanieh, Myrna.
Soufanieh invitait à l’œcuménisme, et pour cela on le vit prier souvent avec ses frères orthodoxes dans un désir ardent de travailler pour l'unité des chrétiens.
Sa santé fit défaut graduellement étant donné son âge, et à la suite de multiples opérations chirurgicales, Il perdit l’usage d’une main, son ouïe s’affaiblit et sa vision baissa. Malgré tout, Il ne s'est jamais plaint. Et cela ne l’a pas empêché non plus de concélébrer à toutes les messes de sa communauté et à prier continuellement avec son chapelet qui croisait ses doigts.
Dans son témoignage sur Soufanieh, il écrit : « la prière est une relation à Dieu, venant de Lui et allant à Lui, relation ouverte dans ses deux lignes, qui Le conduit à nous, et qui nous conduit à Lui, car la prière est une rencontre avec Dieu ».
De ses homélies simples et convaincantes, qui touchaient grands et petits, émanait le message de l’évangile.
Bon vivant, au grand cœur d’enfant, il détenait une foi solide comme du roc... et la semait avec joie et tendresse tout autour de lui, à n'importe quel instant, de joie ou de tristesse.
Nous l'accompagnons aujourd'hui et nous le soutenons avec nos prières étant sûrs que ses prières pour les êtres chers qu’il laisse ici-bas seront aussi exaucées.
Famille de Soufanieh à Montréal